Aqmi revendique une attaque ayant tué onze soldats algériens

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L’attaque, menée deux jours après la présidentielle du 17 avril contre des soldats chargés d’assurer la sécurité du scrutin, a provoqué un choc dans le pays qui se remet de la guerre civile des années 1990. Selon un bilan officiel, elle a fait onze morts et cinq blessés parmi les soldats et trois morts parmi les assaillants. Cette attaque est la plus meurtrière depuis celle attribuée aux groupes islamistes armés en Kabylie en avril 2011, quand dix soldats avaient été tués à un poste militaire à Azazga.

Dans son communiqué, Aqmi reconnaît un mort dans ses rangs en la personne du«martyr» Abou Anas, originaire, selon le texte de Mostaganem (nord-ouest). Les«lions» du groupe Al-Tawhid Wal Jihad ont «vengé» leurs «frères lâchement tués», écrit le réseau. «Que les apostats sachent que nous n’oublions pas nos martyrs et que nous les vengerons tous», prévient le texte.

Après l’attaque, le ministère de la Défense avait assuré que «ce genre d’actes criminels ne fait que renforcer la détermination des éléments de l’Armée nationale populaire à éliminer les résidus des groupes terroristes et à assainir le territoire national de leurs actes abjects». En raison de son relief accidenté avec des montagnes boisées et creusées de grottes, la Kabylie reste un terrain d’opérations pour Aqmi qui s’en prend généralement aux forces de sécurité. Au premier trimestre 2014, 21 «terroristes», terme désignant les islamistes armés, y ont été tués, selon un bilan officiel.

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