Le « Russian jihad » ou ces combattants russes partis faire la guerre en Ukraine

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Il est 23 h à Voronej. Dans son appartement, Evgueni attend « ses combattants ». Grand et plutôt costaud, Evgueni est un recruteur d’un genre particulier. Tous les jours, via Facebook, il examine les candidatures de dizaines de nationalistes russes, de jeunes combattants – qui se disent héritiers de la Garde blanche [une armée russe, NDLR] -, et qui souhaitent partir combattre en Ukraine. Norman, 25 ans, fait partie de ceux-là.

« Je suis nationaliste et pour moi la priorité c’est de défendre mon peuple, les Russes… Et dans cette mission, malgré ce que pensent beaucoup d’Ukrainiens – l’État russe ne nous aide pas. Si la Russie avait décidé d’intervenir, je vous assure, la guerre n’aurait pas duré plus de 4 jours… » Officiellement, en effet, Moscou n’a envoyé aucun soldat en Ukraine. Ces milices nationalistes, explique Evgueni, doivent donc se débrouiller seules pour se fournir en armes et en vivres.

À 2 h du matin, son groupe de combattants est prêt. Le plus périlleux reste à faire : traverser la frontière sans se faire arrêter et rejoindre Lougansk, dernier bastion russe en territoire ukrainien. France 24 a pu suivre ce convoi de nationalistes prêts à mourir pour « libérer » l’est ukrainien des griffes de Kiev.
 

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