Libye: crise politique et sécuritaire toujours aussi intense

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Pour la deuxieme fois en quelques mois, deux Parlements et deux chefs de gouvernement revendiquent chacun le pouvoir en Libye. D’un côté, le Parlement légitimé par les élections du 25 juin dernier où les islamistes sont minoritaires. Il est reconnu par la communauté internationale, mais totalement impuissant face aux milices. Depuis un mois, ces députés sont obligés de siéger à Tobrouk, à l’extrême est du pays, pour fuir les violences de Tripoli et de Benghazi.

Ce lundi, cette assemblée a choisi de tenir tête aux islamistes en reconduisant le Premier ministre, Abdallah al-Theni. Nommé en mars, il avait démissionné la semaine dernière, affirmant que les milices islamistes contrôlent désormais tous les ministères et institutions d’Etat. En effet, la semaine précédente, à Tripoli, les milices de Misrata – fortes de leur victoire face aux ex-rebelles de Zenten hostiles aux islamistes – avaient poussé l’ancien Parlement à se réunir à nouveau, alors que le mandat de ce dernier a pourtant expiré depuis les législatives du 25 juin. Dominé par des islamistes, ce Parlement a nommé un des leurs comme Premier ministre devenant ainsi rival d’Abdallah al-Theni.

La Libye se trouve donc avec deux Parlements et deux Premiers ministres avec, en même temps, des affrontements meurtriers entre milices qui se poursuivent à Tripoli comme à Benghazi.

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