RDC : les craintes de la communauté musulmane de Beni

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Le couvre-feu décrété dimanche 27 juin d’abord pour deux jours après trois attentats à la bombe dans la ville de Beni est finalement maintenu jusqu’à nouvel ordre. Par ailleurs, les activités des écoles, des marchés et d’autres commerces initialement interdits sont de nouveau autorisées. Cependant, malgré les mesures annoncées par les autorités, les inquiétudes demeurent particulièrement au sein de la communauté islamique de Beni qui a perdu depuis le début de l’année deux imams tués par balle.

Les dirigeants de la communauté islamique de Beni s’opposent aux actes commis au nom de l’islam par des combattants des ADF. A cause de ce positionnement, disent-ils, ils continuent de recevoir des messages d’intimidation de la part de personnes qui se présentent comme faisant partie des ADF. Ces messages leurs parviennent via des SMS.

Abdoulaziz Basayi, secrétaire de la communauté islamique de Beni, prend ces menaces au sérieux. « Si vous négligez ces messages, vous allez mourir. C’est ce que nous avons connu avec nos deux grands cheikhs, paix à leurs âmes. Ils avaient commencé à subir des menaces par sms. Mort s’en est suivi ».

Ces numéros ont été identifiés et des plaintes contre X ont été déposées. Dans ce contexte, les mosquées de la ville connaissent une baisse d’affluence. « La peur a gagné les fidèles. Nombreux parmi eux préfèrent prier à la maison. Certains viennent quand-même à 12 heures et à 15 heures. Les deux autres séances du soir sont mises ensemble pour permettre de libérer le lieu en temps ».

Et pendant les séances de prière, certains fidèles ont été identifiés pour surveiller les mouvements, les entrées et les sorties.

RFI.

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