Afrique du Sud : la pollution provoquée par le saccage d’une usine inquiète les autorités

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Le gouvernement s’inquiète de la pollution maritime causée lors des émeutes il y a trois mois. Plus de 350 personnes ont perdu la vie mi-juillet, lorsque l’incarcération de l’ancien président Jacob Zuma a déclenché une vague de violences et de pillages, alimentée par la pauvreté et les inégalités. Et selon les conclusions d’une enquête présentée par le ministère de la Santé, l’attaque d’une usine de produits chimiques, sur la côte est du pays, a également provoqué une pollution majeure.

Afrique du Sud : la pollution provoquée par le saccage d'une usine inquiète les autorités

La ministre de l’Environnement, Barbara Creecy, parle de « la plus grave catastrophe environnementale de la période récente » pour qualifier cette pollution maritime.
 
Lors des émeutes, en juillet, l’entrepôt de la société d’agrochimie UPL, situé en banlieue de Durban, à quelques kilomètres de l’océan Indien, a été incendié. S’en est suivi une fuite de produits chimiques, tels des herbicides et des pesticides, qui ont conduit à la fermeture des plages alentours, fermeture toujours effective aujourd’hui.
 
Un événement dévastateur pour l’écosystème du littoral et de la réserve naturelle qui se trouve juste à côté. La ministre estime que des « kilomètres » de côte ont pu être touchés, et que « plusieurs années » pourraient être nécessaires afin que la zone se remette d’un tel incident.
 
Une enquête judiciaire est désormais ouverte contre l’entreprise UPL, qui est accusée d’avoir mené ses activités sans les permis environnementaux requis. L’entreprise a réagi de son côté en dénonçant l’incapacité de l’État à éviter cette vague de pillages, et affirme avoir déployé tous les efforts possibles afin de nettoyer la zone.

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