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    Présidentielle au Kenya: la société civile se prépare à surveiller la régularité du vote

    Plusieurs missions d’observations internationales sont déployées : UE, IGAD, Commonwealth. Mais la principale plateforme d’observation émane de la société civile kényane : l’Electoral Observation Group (ELOG). Ses équipes se préparent à observer la régularité du vote, via notamment un système de compilation des résultats indépendant, parallèle à celui de l’IEBC, la commission électorale kényane.

    Présidentielle au Kenya: la société civile se prépare à surveiller la régularité du vote

    Une quarantaine de jeunes Kényans s’affairent sur leurs claviers. Ils effectuent une simulation du jour de l’élection. Leur rôle : compiler les informations envoyées par les 1 200 observateurs sur le terrain, concernant le déroulement du vote et sur les résultats. « Nos observateurs vont noter sur un questionnaire les résultats officiels qui seront annoncés dans leur bureau de vote et nous les envoyer, nous explique Azarius Karanja, l’un des superviseurs de l’opération. Parallèlement, ils nous envoient aussi une photo du procès-verbal de résultats. Si ce qu’il y a dans le questionnaire et dans le procès-verbal coïncide, alors cela veut dire que nous avons un résultat cohérent. ».

    Pour ce décompte parallèle, ELOG a sélectionné un échantillon de 1 000 bureaux de vote jugés représentatifs sur les 46 000 du pays. Objectif : être en mesure de vérifier l’intégrité des résultats qui seront annoncés. « Cela va nous permettre d’obtenir une projection des résultats de l’élection, indique Mulle Musau, le coordonnateur national de cette plateforme d’observation. De déterminer une fourchette dans laquelle les résultats officiels de la commission électorale devraient se situer. Nous allons attendre que la commission publie ses propres résultats, puis nous pourrons diffuser les informations de notre décompte parallèle. »

    Les observateurs jouent cette année un rôle d’autant plus important qu’à l’approche du scrutin, les partisans des deux principaux candidats s’accusent mutuellement de se préparer à la fraude, via des messages abondamment relayés sur les réseaux sociaux. Une dangereuse escalade de désinformation qui risque de jeter le discrédit sur les résultats qui seront annoncés par la commission.

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